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Écrire justeUsage

Les deux-points en ponctuation : quand les employer, comment les espacer

n. m. inv., signe de ponctuation

Entrée rédigée par Hortense Valleray · lue le

Deux points superposés tracés à l’encre violette sur une feuille blanche, entre deux lignes de texte

Aperçu

Quand l’employer

Pour annoncer une explication, une énumération, une citation, un exemple ou un discours rapporté, comme le décrivent le TLFi, Larousse et la Banque de dépannage linguistique.

Règle 1

Un signe qui annonce

Le TLFi définit les deux-points comme un signe de ponctuation constitué de deux points superposés, servant à introduire un énoncé du discours direct, une citation, une énumération, une explication. Larousse en donne une définition voisine : explication, énumération, citation. Le TLFi date le terme grammatical de 1690.

L’Office québécois de la langue française précise qu’ils annoncent « essentiellement » ce qui suit, et liste sept emplois actuels : exemple, définition, citation, sous-titre, discours rapporté, énumération, explication.

Règle 2

Une histoire en deux temps

L’Office rappelle que les deux-points existaient déjà au XVIe siècle, sous le nom de comma, avec une valeur intermédiaire entre la virgule et le point. Au XIXe siècle, on les confondait encore fréquemment avec le point-virgule ; aujourd’hui leur valeur ne fait plus de doute.

Règle 3

Typographie : espace avant, minuscule après

L’Office indique que les deux-points doivent être précédés d’une espace insécable et suivis d’une espace sécable. On les fait suivre d’une minuscule, à moins qu’ils n’introduisent un nom propre, un titre d’œuvre, une citation, etc., qui prennent normalement la majuscule.

Dans une heure écrite en chiffres, la fiche d’espacement de l’Office ne met aucune espace de part et d’autre du signe. Ces consignes sont québécoises : la feuille de style d’un éditeur ou d’un organisme en France peut les préciser autrement.

Règle 4

Les emplois, un par un

L’Office distingue sept usages, qui se laissent résumer en une idée : le deux-points ouvre la porte à ce que la phrase va préciser. Ce peut être une définition, un exemple, une citation, un sous-titre, des paroles rapportées, une liste ou une explication.

Prenez l’explication : « Le train était en retard : un arbre bloquait la voie ». Le signe introduit ici la cause, sans conjonction. L’Office range aussi parmi les emplois courants le sous-titre, comme dans un titre de la forme « Nom : sous-titre ».

Règle 5

Une seule fois par phrase

La fiche de l’Office note qu’il est généralement déconseillé d’employer les deux-points plus d’une fois dans la même phrase, sauf si l’un d’eux introduit une citation ou en fait partie. Une telle répétition risque de rendre la phrase confuse.

Si deux annonces se succèdent, on peut scinder la phrase ou remplacer l’un des signes par une virgule. Pour introduire le sujet d’un message plutôt qu’un exemple, voir la page sur « concernant ». Pour une formule de fin de message, voir la page sur « cordialement ». Dans un traitement de texte, l’espace insécable se saisit par une combinaison de touches propre à chaque logiciel : elle évite que le signe passe seul en début de ligne.

Phrases-témoins

Des phrases de l’équipe ou de textes du domaine public, avec le mot étudié en évidence.

Prévoyez trois choses : un stylo, une règle, une gomme.

Elle a conclu : « Nous reprendrons lundi. »

Définition : signe de ponctuation formé de deux points superposés.

La consigne était claire : personne ne sortait avant la fin.

À retenir

  • Les deux-points annoncent ce qui suit : exemple, définition, citation, énumération, explication.
  • Selon l’Office québécois, espace insécable avant, espace sécable après, minuscule ensuite sauf nom propre, titre ou citation.
  • Il est généralement déconseillé de les employer plus d’une fois dans une phrase, sauf pour une citation.

Ne pas confondre

  • Deux-points et point-virgule : ils furent confondus au XIXe siècle, selon l’Office ; aujourd’hui les deux-points annoncent, le point-virgule sépare.
  • Signe de ponctuation et signe de division : l’Office relève un usage mathématique, comme signe de la division, et un usage linguistique, pour indiquer que deux mots riment.
  • Deux-points et point : au XVIe siècle, la valeur du comma était intermédiaire entre celle de la virgule et celle du point, selon l’Office.

Source lue

Lu le 09/10/2026 : les entrées « deux-points » du Trésor de la langue française et de Larousse ; les articles « Emplois courants du deux-points » et « Espacement avant et après les signes de ponctuation et les symboles » de la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française. Les règles d’espacement sont celles de cet organisme québécois ; pour un écrit destiné à un éditeur, la feuille de style de ce dernier fait foi.

Sources lues le .

Ce point demande de la prudence : seule la source officielle fait foi, relisez-la avant toute décision.

Questions courtes

Quand utiliser les deux-points ?

Pour annoncer ce qui suit : exemple, définition, citation, sous-titre, discours rapporté, énumération, explication. C’est la liste que donne l’Office québécois de la langue française.

Met-on une espace avant les deux-points ?

Selon l’Office québécois, oui : une espace insécable avant, une espace sécable après. Dans une heure écrite en chiffres, aucune espace. Pour un éditeur donné, la feuille de style fait foi.

Majuscule ou minuscule après les deux-points ?

Minuscule, à moins que le signe n’introduise un nom propre, un titre d’œuvre ou une citation, qui prennent normalement la majuscule, d’après l’Office.