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Les fautes que font même les bons rédacteurs et comment se relire
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Langue française : les huit rubriques
Article rédigé par Hortense Valleray · publié le

Faut-il écrire « dépliant » ou « déplient » ? Ces deux mots se ressemblent à l’écrit et peuvent facilement entraîner une hésitation lorsqu’on les lit. Pourtant, ils ne se prononcent pas de la même manière et ne sont pas interchangeables : « dépliant » est notamment un nom commun, tandis que « déplient » correspond à une forme conjuguée du verbe « déplier ».
Pour choisir la bonne orthographe, il faut donc s’intéresser au sens du mot et à sa fonction dans la phrase. Voici comment faire la différence sans se tromper.
Le mot « dépliant » s’écrit avec la terminaison -ant lorsqu’il désigne notamment un support imprimé constitué d’une feuille pliée en plusieurs parties. On rencontre fréquemment ce nom dans le domaine de la communication, de l’information ou de la publicité.
Par exemple :
Un moyen simple de vérifier qu’il s’agit bien du nom consiste à essayer de le remplacer par un autre nom comme « brochure » ou « document ». Si la phrase conserve son sens, l’orthographe « dépliant » est généralement la bonne.
Le mot peut également être employé comme participe présent du verbe « déplier ». Dans la phrase « En dépliant la carte, il découvre un itinéraire plus court », « dépliant » décrit l’action réalisée simultanément.
« Déplient », avec la terminaison -ent, est une forme conjuguée du verbe « déplier ». Il s’agit de la troisième personne du pluriel au présent de l’indicatif : ils déplient ou elles déplient.
Quelques exemples permettent de bien comprendre son utilisation :
Ici, le mot exprime toujours une action accomplie par plusieurs personnes ou plusieurs sujets.
Une astuce consiste à remplacer « déplient » par un autre verbe conjugué à la troisième personne du pluriel. Par exemple, « Les visiteurs déplient le plan » peut devenir « Les visiteurs consultent le plan ». La présence d’un verbe conjugué devient alors évidente.
Il faut également se souvenir que la terminaison -ent des verbes à la troisième personne du pluriel est généralement muette. Ainsi, « déplient » se prononce comme « déplie », tandis que « dépliant » se termine par un son nasal, comme dans le mot « enfant ». Même si leur prononciation est différente, leur ressemblance à l’écrit peut expliquer certaines hésitations orthographiques.
Pour éviter la confusion, il suffit donc de se poser une question : le mot désigne-t-il quelque chose ou exprime-t-il une action réalisée par plusieurs sujets ?
Dans « Je prends un dépliant », le mot désigne un document : on écrit dépliant.
Dans « Ils déplient le document », il s’agit de l’action de déplier : on écrit déplient.
On peut retenir cette opposition à l’aide de deux exemples très proches :
Les touristes prennent un dépliant.
Les touristes déplient le document.
Dans la première phrase, « dépliant » est précédé d’un déterminant et constitue un nom commun. Dans la seconde, « déplient » est associé au sujet « les touristes » et constitue le verbe de la phrase.
Cette méthode permet de résoudre rapidement l’hésitation, sans avoir besoin de mémoriser une règle compliquée.
Les supports et outils de communication comportent eux aussi quelques termes dont l’écriture peut susciter des hésitations. Voici plusieurs exemples à connaître :
| Bonne orthographe | Erreur à éviter |
|---|---|
| Un dépliant | Un déplient |
| Pancarte | Pencarte |
| Post-it | Postit |
| Flyer | Flayer |
| Catalogue | Cataloge |
| Papeterie | Papetterie |
Il ne s’agit pas nécessairement des erreurs les plus fréquentes en français, mais de formes susceptibles de créer un doute au moment de rédiger un texte.
L’orthographe mérite une attention particulière lorsque le message est destiné à être lu par d’autres personnes. Une faute présente sur des supports imprimés, comme les pancartes, peut rester visible pendant longtemps et détourner l’attention du message principal. La même vigilance est utile pour des écrits plus spontanés : même quelques mots griffonnés sur des Post-it gagnent à être clairs et correctement orthographiés lorsqu’ils transmettent une consigne, un rappel ou une information à quelqu’un d’autre.
Relire un texte avant son impression ou sa diffusion permet ainsi de vérifier non seulement l’orthographe, mais aussi la grammaire, la ponctuation et la clarté générale du message. Plus un support est destiné à être diffusé largement, plus cette relecture prend de l’importance.
« Dépliant » et « déplient » présentent une ressemblance à l’écrit, mais leur prononciation et leur fonction grammaticale permettent de les distinguer. « Dépliant » désigne notamment un document imprimé et plié, tandis que « déplient » est une forme du verbe « déplier » conjugué à la troisième personne du pluriel.
Pour ne plus hésiter, il suffit donc d’observer la phrase : si le terme désigne un document ou peut être remplacé par « brochure », on écrira généralement « dépliant ». S’il exprime une action réalisée par « ils » ou « elles », il faut écrire « déplient ».
Cette distinction illustre l’importance du contexte en orthographe française. Qu’il s’agisse d’un article, d’un document professionnel ou d’un support imprimé, une orthographe soignée contribue avant tout à transmettre une information claire et immédiatement compréhensible.
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