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FormationRepères

Reconversion professionnelle à 40 ans : par où commencer

Évolution professionnelle · dispositifs publics

Entrée rédigée par Ambroise Marchessault · relue par Hortense Valleray · lue le

Un carnet ouvert sur une table, des feuilles annotées et une tasse, près d’une fenêtre en fin de journée

Aperçu

Pour qui, dans quels cas

  • Vous êtes salarié du secteur privé et vous pensez changer de métier.
  • Vous hésitez entre vous former en restant en poste et quitter votre emploi.
  • Vous avez une longue expérience que vous voudriez faire reconnaître par une certification.

Point 1

Faire le point avant de choisir

Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est un accompagnement personnalisé qui peut déboucher sur un projet de reconversion, de reprise ou de création d’activité. Un salarié peut y recourir de sa propre initiative, sans demander l’accord de son employeur ; il le fait sur son temps libre, sauf accord de branche ou d’entreprise.

Le bilan de compétences est un autre outil : il analyse les compétences, les aptitudes et les motivations, et il est limité à 24 heures, quand le CEP n’a pas de limite de durée. Service Public les présente comme complémentaires : un CEP peut conclure qu’un bilan est utile.

Point 2

Se former en restant salarié

Le projet de transition professionnelle (PTP), aussi appelé CPF de transition, autorise le salarié à s’absenter de son poste pour suivre une formation certifiante qui mène à un autre métier. La formation n’a pas besoin d’être liée à l’activité actuelle.

Il faut justifier d’au moins 2 ans d’activité salariée, consécutifs ou non, dont 1 an dans la même entreprise. La demande se fait par écrit auprès de l’employeur, puis le dossier de prise en charge est déposé auprès de l’association Transitions Pro de la région. Pendant le congé, le salarié est rémunéré selon les règles de la fiche Service Public.

Point 3

Quitter un CDI pour un projet

La démission pour reconversion peut ouvrir droit à l’allocation chômage, sous conditions : être en CDI dans le secteur privé, justifier d’au moins 1 300 jours travaillés dans les 60 derniers mois, et avoir un projet reconnu comme réel et sérieux par Transitions Pro.

L’ordre est impératif : le projet doit être validé avant la démission. Service Public indique qu’une démission donnée avant cette validation prive de l’allocation. Il faut ensuite s’inscrire comme demandeur d’emploi dans les 6 mois qui suivent la validation.

Point 4

Trois chemins selon votre situation

Les dispositifs ne s’excluent pas, mais chacun répond à une situation. Le tableau résume ce que disent les fiches Service Public lues pour cette page.

Votre situationDispositifPoint de vigilance
Salarié qui veut garder son contrat pendant la formationProjet de transition professionnelleAncienneté exigée ; demande écrite à l’employeur, dossier à Transitions Pro
Salarié en CDI qui veut partir pour un projetDémission pour reconversionValidation du projet avant la démission
Expérience à faire reconnaîtreValidation des acquis de l’expérienceCandidature sur France VAE ; accompagnement facultatif
Toute personne activeCompte personnel de formationDroits consultables sur moncompteformation.gouv.fr

La validation des acquis de l’expérience mérite une place à part après 40 ans : Service Public rappelle que toute personne peut faire reconnaître ses expériences par une certification, quel que soit son statut, son âge, sa nationalité ou son niveau de formation, bénévolat compris.

Point 5

L’ordre des étapes, là où les erreurs coûtent cher

Les règles ci-dessus situent les pièges : un dossier déposé trop tard, une démission donnée trop tôt. D’où cet ordre de travail :

  1. un premier rendez-vous de conseil en évolution professionnelle, pour formuler le projet ;
  2. des rencontres avec des personnes qui exercent le métier visé, pour en vérifier le quotidien ;
  3. le choix d’une formation certifiante et la vérification de son financement ;
  4. le dépôt des dossiers auprès de l’employeur et de Transitions Pro ;
  5. seulement ensuite, la démission si c’est la voie choisie.

Pour une formation sur le temps de travail financée par le compte personnel de formation, la fiche Service Public prévoit une demande d’autorisation d’absence à l’employeur au moins 60 jours avant le début, voire 120 jours si la formation dure plus de 6 mois. Si l’employeur finance lui-même une formation, lisez la page sur la clause de dédit-formation avant de signer. Pour organiser des semaines de cours en plus du reste, notre page sur la gestion du temps propose une méthode.

Situations types

Des cas décrits par la rédaction pour situer les repères de la page.

Un technicien de 41 ans vise un métier du secteur social qui exige une formation longue : il reste salarié et monte un dossier de projet de transition professionnelle.

Une comptable en CDI veut ouvrir un atelier : elle fait valider son projet par Transitions Pro, démissionne ensuite, puis s’inscrit comme demandeuse d’emploi dans les délais.

Un chef d’équipe sans diplôme vise la certification qui correspond à son poste : il dépose une candidature de validation des acquis de l’expérience sur France VAE.

À retenir

  • Commencer par un conseil en évolution professionnelle : il est ouvert à tous les actifs et ne demande pas l’accord de l’employeur.
  • Rester salarié pendant la formation : le projet de transition professionnelle, sous condition d’ancienneté.
  • Quitter un CDI : faire valider le projet par Transitions Pro avant de démissionner.
  • Faire reconnaître son expérience : la validation des acquis de l’expérience, ouverte quel que soit l’âge.

Ne pas confondre

  • CEP et bilan de compétences : le premier accompagne le projet sans limite de durée ; le second analyse compétences et motivations, dans la limite de 24 heures.
  • PTP et démission-reconversion : le premier garde le contrat de travail pendant la formation ; la seconde suppose de quitter un CDI, après validation du projet.
  • CPF et PTP : le PTP porte le nom de CPF de transition, mais il se demande à l’employeur et à Transitions Pro.

Source lue

Lu le 10/10/2026 sur Service Public : les fiches « Conseil en évolution professionnelle », « Projet de transition professionnelle », « Un salarié peut-il percevoir l’allocation chômage en cas de démission ? », « Validation des acquis de l’expérience » et « Compte personnel de formation » (dates de vérification relevées dans les notes de la page). Les barèmes de rémunération et les montants des droits, qui changent, ne sont pas repris ici : consultez les fiches et votre espace sur moncompteformation.gouv.fr.

Sources lues le .

Questions courtes

Est-il trop tard pour se reconvertir à 40 ans ?

Les dispositifs publics présentés ici ne fixent pas de limite d’âge : la validation des acquis de l’expérience est ouverte quel que soit votre âge et le conseil en évolution professionnelle s’adresse à tous les actifs. La vraie question porte sur la durée de la formation et son financement.

Peut-on toucher le chômage après une démission pour reconversion ?

Oui, sous conditions : CDI du privé, au moins 1 300 jours travaillés dans les 60 derniers mois, projet réel et sérieux validé par Transitions Pro avant la démission, puis inscription comme demandeur d’emploi dans les 6 mois.

Faut-il prévenir son employeur pour un bilan de compétences ?

Pas s’il est financé par le compte personnel de formation et suivi en dehors du temps de travail. Sur le temps de travail, il faut l’accord de l’employeur, qui en est alors informé.